Opéra de Ludwig van Beethoven
D’après un arrangement instrumental historique de Wenzel Sedlak
Direction musicale Gabriel Pidoux
Mise en scène Pauline Laidet
Scénographie, création lumières Antoine Franchet
Costumes Aude Desigaux et Irène Bernaud
Maquillage Emmanuelle Verani
Production du Théâtre Impérial – Opéra de Compiègne
Direction artistique de production Éric Rouchaud
Avec
Leonore Margaux Poguet* soprano
Florestan Thomas Bettinger ténor
Marcelline Marie Lombard soprano
Rocco Jean-Vincent Blot basse
Don Pizarro Christian Helmer baryton-basse
Don Fernando Romain Dayez* baryton-basse
Jacquino Yoann Le Lan ténor
Ensemble Le Chapitre, octuor à vent
(2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, 2 cors) et contrebasse
Fidelio est une œuvre puissante, d’une modernité incroyable, notamment avec la figure féminine centrale: Léonore qui défend des valeurs humanistes, de courage et de résistance.
Monter Fidelio aujourd’hui est troublant tant les thématiques résonnent avec notre époque : Comment ne pas voir dans ce récit la réalité encore brulante des conditions de détention et d’une justice à deux vitesses ?
Mais ce qui me touche particulièrement dans cet opéra, c’est que chaque personnage vit, à l’image de Florestan, un rapport à l’enfermement, à l’entrave. Aucun d’entre eux -même les personnages qui ne sont pas les prisonniers de cette prison – n’est totalement libre. Fidelio raconte avec brillance et intensité cette quête insatiable de liberté : liberté d’opinion, liberté de penser, liberté d’aimer. Car il s’agit aussi dans cet opéra de parler d’amour et d’idéal.
Nous avons travaillé, en collaboration avec le scénographe Antoine Franchet, à donner à voir cet espace de l’enfermement à la fois réel et mental. Les personnages de Fidelio sont privés de lumière, et ne cessent de la chercher. C’est ce parcours, héroïque, quoique très humblement humain, que j’ai cherché à raconter.
Pauline Laidet – note d’intention